[Avis] La Pluie du siècle, d’Alastair Reynolds

Quatrième de couverture

La pluie du siècle - alastair reynolds - coverAn 2300. Verity Auger est une archéologue spécialisée dans l’exploration de la Terre, devenue inhabitable après une catastrophe technologique baptisée Nanocauste. Elle accepte une mission sur Phobos, un satellite de Mars, où un tunnel secret l’envoie dans une station de métro, à Paris, en 1959 ! Son objectif consiste à récupérer les documents laissés par un agent assassiné avant qu’ils ne tombent entre des mains ennemies. Mais la Terre semble avoir été préservée dans un bloc d’ambre, comme un gigantesque insecte. S’agit-il là d’une fenêtre vers le passé, d’une simulation, ou de quelque chose de totalement différent ? Les documents que Verity doit retrouver sont bel et bien la clé de ce mystère…

Alastair de rien

Encore une fois, en bon inculte, je n’avais jamais rien lu d’Alastair Reynolds auparavant, même si ce nom était déjà passé devant mes petits yeux porcins. Me suis donc livré à quelques menues recherches sur le net et j’ai bien vite compris que l’auteur avait vraisemblablement le chic pour diviser les foules. Tour à tour décrié et encensé, Reynolds fait quand même figure de bonhomme incontournable dans la littérature de science-fiction. Chouette me suis-je dit, voilà donc une occasion de me décrotter le cerveau et de solliciter mon incroyable esprit critique, très émoussé ces derniers temps.

Alastair-Reynolds

Vu ce que je viens de vous dire, vous ne serez guère étonné d’apprendre que « La Pluie du Siècle » divise les lecteurs. Selon le cas, on reproche au roman de 800 pages de trop traîner en longueur ou au contraire, de parvenir à développer une atmosphère unique, un univers original et des personnages attachants avec plus de réussite que bien des bouquins récents. En ce qui me concerne, j’entre gentiment dans cette deuxième catégorie de lecteurs.

Héros alternativement alternés

« La Pluie du Siècle » met côte à côte deux univers qui n’ont a priori rien de commun, c’est à dire une version un peu bizarre du Paris de 1959 et un futur un peu flippant au deux évolutions antagonistes de l’humanité sont prêtes à se sauter à la gorge au sujet de ce qu’il faudrait faire de la Terre, rendue inhabitable quelque 200 ans auparavant.

Century Rain - Alastair Reynolds - coverLes deux univers nous sont présentés par l’entremise de deux héros à l’allure de gros clichés sur pattes que l’on suit alternativement jusqu’à ce qu’évidemment, leurs chemins finissent par se croiser. Ainsi, la belle Verity Auger du futur est l’archétype de la scientifique intelligente, casse-cou et tête brûlée. Floyd pour sa part est un détective américain sur le retour, amoureux de Paris et fan de jazz. Mais le truc, c’est qu’en dépit de ces clichés et de quelques grosses invraisemblances difficiles à gober, du genre de celles qui présentent une nana à peine formée pour ce job évoluer sans le moindre vrai souci dans un Paris révolu depuis 400 ans, l’auteur parvient quand même à les rendre attachants. Cela est sans doute dû au style fluide de Reynolds ainsi qu’à l’humour léger dont il a saupoudré son texte. On passe ainsi, avec un sourire aux lèvres, sur les plus grosses ficelles du bouquin pour se concentrer sur ce qui en fait le charme : la découverte mutuelle des deux univers, l’énigme globale et les chouettes idées qui parsèment une intrigue finalement un poil plus conventionnelle qu’elle ne voudrait le faire croire.

Bref, si je reste volontairement vague en vous parlant de ce bouquin, histoire de ne pas trop vous gâcher la surprise, sachez que moi, j’ai passé un très agréable moment avec ce bouquin, et sans doute même plus qu’avec beaucoup de ces romans plus “sérieux” qui sont pourtant encensés par les critiques. Point trop de hard science, de l’humour, de l’aventure, du rythme, une jolie prose, moi, je valide.

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