[Avis] La Foi et le Feu – James Swallow

Mes rares incursions dans le dangereux domaine des romans inspirés des licences Warhammer et Warhammer 40.000 ne m’ont jamais laissées de souvenirs impérissables, même s’il existe quelques exceptions. Pour être franc, même en étant conscient de leur nature de divertissement gentillet et sans grande prétention, je me suis même généralement forcé à les terminer. Aussi, lorsque j’ai jadis découvert un avis plutôt positif du très regretté Traqueur Stellaire sur « La Foi et le Feu« , livre de James Swallow relatant les aventures des Soeurs de Bataille, ma curiosité a finalement repris le dessus. Puis bon, les Soeurs de Bataille, c’est une faction qui m’attirait quand même pas mal mais qui restait pour moi assez mystérieuse.

Quarante-et-unième de Couverture

La Foi et le Feu - James SwallowDans le futur cauchemardesque du 41e millénaire, les Soeurs de Bataille se dressent entre l’humanité et ses ennemis damnés. Qu’elles fassent partie des troupes d’élite des guerrières Seraphines ou des berserkers des Soeurs Repentia, elles sont le bras armé de l’Écclesiarchie, délivrant la justice de l’Empereur aux ennemis de l’humanité. Lorsque Torri Vaun, un dangereux psyker hérétique, échappe à sa vigilance, Celestian Miriya tombe en disgrâce aux yeux de ses supérieurs. Suivant la trace de Vaun jusqu’à la planète Neva, Miriya et ses soeurs partent en chasse et commencent leur enquête avec l’aide de la soeur hospitalière Verity. Lorsqu’elles mettent à jour un complot qui menace de faire basculer l’Imperium dans le Chaos, leur foi est mise à l’épreuve comme jamais auparavant.

Ave Imperator, mes soeurs

Ben moi qui voulais en apprendre plus sur les mystérieuses guerrières de l’Adeptus Sororitas, je n’ai pas été déçu du voyage. James Swallow (tiens, ça pourrait bien être un pseudo d’acteur porno ça tient) a pris un malin plaisir à dépeindre le zèle fanatique des ces femmes qui, sans bénéficier des augmentations génétiques de leurs confrères Space Marines, utilisent peu ou prou le même équipement et livrent les mêmes batailles contre les xénos, les mutants et les hérétiques, pour la gloire de l’Empereur-Dieu et la survie de l’humanité. 

Au travers des aventures de la Soeur Supérieure Mirya, inflexible, talentueuse maisSoeurs de bataille quelque peu indisciplinée, on découvre donc les us et coutumes de ces Iron Women, leur sens du sacrifice et comme je l’évoquais plus haut, leur fanatisme religieux. Alors évidemment, c’est un bouquin destiné à satisfaire le fan de Warhammer 40.000, donc ne vous attendez pas de la brillante analyse psychologique. Le zèle en question transparaît surtout par des chiées de prières, des répliques qui sentent bon les poils de dessous de bras de l’Empereur, des armes gravées de runes et de symboles religieux et même des tanks qui diffusent des cantiques pendant la bataille. En bon roman à licence, le bouquin vise aussi à émoustiller le fan en rut en lui proposant de côtoyer, le temps de quelques scènes d’action sympatoches, les fameuses Soeurs Repentia. Il s’agit de donzelles ayant, pour une raison ou pour une autre, failli aux codes stricts de la sororité et qui cherchent la rédemption en plongeant au plus profond des combats, généralement vêtues de guenilles et armées d’eviscerators cérémoniels, des armes de corps-à-corps qui font mal dans les parties. Elles évoluent sous la houlette d’une Maîtresse du Repentir, sorte de reine SM du futur, et ne trouvent souvent la rédemption qu’à titre posthume. Bref, pour ce qui est du fan service, on en demandait franchement pas plus.

Dallas, ton univers impitoya-ableu…

Dans un autre registre, j’ai non seulement apprécié la manière dont Swallow gobe les mouches, mais aussi la façon dont il dépeint l’univers impitoyable de Warhammer 40.000, la planète Neva et ses étranges célébrations sanglantes du culte de l’Empereur, sa prison, ses archives, sa noblesse pomponnée et vaine. C’est assez réussi.

Soeur de bataille1

Ce qui l’est moins, c’est hélas l’histoire. Car si l’ensemble est assez rythmé et exploite comme il se doit les bonnes vieilles thématiques de l’unité qui part toute seule pour vaincre les méchants au risque de se mettre à dos la hiérarchie (et ça rigole pas dans Warhammer 40.000), le méchant très méchant mais qui a des raisons, et le complot sournois, ben ça reste quand même relativement plat, convenu et cousu de fil blanc. Attendez, attendez, que dites-vous du grand vilain de service, qui a bien mené tout le monde par le bout du nez pendant tout le bouquin et qui juste avant de voir son plan machiavélique aboutir, balance à son pantin principal qu’il l’a bien eu, poulàlà !? Ben forcément que le pantin en question, vu qu’on lui a laissé ses griffes, il va tout retourner.

Soeurovision

En somme, j’ai quand même passé un agréable moment en compagnie des Soeurs de Bataille de James Swallow. Le roman est honnête, relativement dense, intéressant pour celui qui s’intéresse aux background des Filles de l’Empereur et soutenu par de sympathiques scènes d’action. Bref, quand on pense au terrain miné que représente les romans à licence, « La Foi et le Feu » représente plutôt une bonne pioche, mais de là à le recommander, il y a un pas que je vais m’abstenir de franchir.

Soeur de bataille

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