[Avis] Tau Zéro – Poul Anderson

Déterminé à combler peu à peu mes lacunes abyssales en matière de SF, j’ai décidé de lire un classique par mois. Et ce coup-ci, c’est tombé sur le “Tau Zéro” du génial Poul Anderson. En route vers l’infini et au-delà !

Résumé de l’éditeur

L’aventure ultime : le premier vol habité hors système solaire…

Terre. XXIIIe siècle. Ils sont cinquante. Vingt-cinq femmes, vingt-cinq hommes. Parmi les meilleurs dans leurs domaines : astrophysiciens, mathématiciens, biologistes, astronavigateurs… Leur mission est la plus sidérante qui soit : rejoindre l’étoile Beta Virginis en quête d’une nouvelle Terre. Ils disposent pour ce faire du plus stupéfiant des vaisseaux, le Leonora Christina, dernier né de sa génération, un navire capable de puiser son énergie au cœur même de l’espace et d’évoluer à des vitesses relativistes…

Un voyage de trente-deux années-lumière. Un voyage sans retour. Et tous le savent. Tel est le prix que sont prêts à payer ces pionniers d’une ère nouvelle…

De la hard Sf de grande qualité

Un voyage de trente-deux années-lumière. Un voyage sans retour. Et tous le savent. Tel est le prix que sont prêts à payer ces pionniers d’une aire nouvelle…

Considéré par David Pringle comme l’un des cent livres de SF les plus importants jamais écrits, par James Blish comme le récit de science-fiction « ultime », Tau Zéro est une référence incontestée de la hard SF moderne. Mais c’est aussi, surtout, un roman du « sense of wonder », un récit vertigineux. Quarante ans après sa parution outre-Atlantique, voici enfin la traduction de ce chef-d’œuvre incontesté, une édition orchestrée par Jean-Daniel Brèque, qui en assure la traduction et la présentation, illustrée en postface par l’astrophysicien Roland Lehoucq.

Poul Anderson (1926-2001) est un des monstres sacrés de la SF américaine. Sept fois lauréat du prix Hugo, il est l’auteur de certains des plus grands monuments du genre, dont le cycle de La Patrouille du temps.

Zéro  + Zéro = la tête à Tautau

Derrière ce sous-titre moisi se cache en fait une réalité bien sombre : je ne peux pas piffrer les différents protagonistes de “Tau Zéro”. C’est bien simple, si je les croisais dans une ruelle obscure et que je disposais comme par hasard d’une batte de baseball, je crois que j’aurais du mal à me retenir. 

Tau-Zero-Poul-AndersonEn effet, entre deux passages grisants sur les tenants et aboutissants d’un voyage tel que celui-ci, le bouquin m’a fait l’effet d’un épisode de Dallas poussif, avec des personnages antipathiques qui se démènent pour faire face aux conséquences terrifiantes de leur plongée dans l’espace profond à des vitesses inimaginables.

Pour sûr, l’alternance de scènes centrées sur les émois et affres des personnages et d’autres qui s’intéressent à ce que nos voyageurs croisent dans l’espace est un dispositif efficace, voire presque nécessaire en termes de narration. Mais dans les faits, dès que l’on quitte nébuleuses et anneaux galactiques, c’est la déprime qui prime, aussi bien sur le Leonora Christina que dans la tête du lecteur.

Quitter l’espace pour causer sentiments devient vite une plaie suppurante et nauséabonde. Voir l’élite de la Terre se montrer médiocrement humaine face à l’adversité pourrait certes être grisant, mais n’est synonyme pour moi que d’une immense lourdeur, d’autant que le texte est forcément marqué par l’époque de son écriture. Alors oui, la critique est facile et je suis parfaitement conscient de ne pas faire justice à ce grand classique, mais la triste réalité de mon esprit étriqué est là : j’ai failli crever d’ennui à la lecture de “Tau Zéro”. Les qualités du livre, à savoir la virtuosité de Poul Anderson à décrire les phénomènes physiques qu’impliquent un voyage sans fin dans l’espace et dans le temps n’ont pas réussi à me faire passer outre des personnages antipathiques et puants. Voilà, pas de doute, je suis un gros connard qui crache sur tout ce qui est bel et bon. Soit.

Dallas

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