[Avis] L’épée de vérité (T2) : La pierre des larmes – Terry Goodkind

Comme je l’évoquais jadis dans un autre billet, je ne peux pas dire que j’ai été franchement convaincu par la lecture du premier tome de l’interminable série de Terry Goodkind. Aussi, je ne m’explique pas trop pourquoi je me suis infligé le deuxième volet. Une stupide volonté complétiste ? Une curiosité malsaine ? Un élan de masochisme ? Difficile à dire. Ce qui est sûr, ce que mon avis sur les aventures de Richard Cypher n’a pas franchement évolué.

Résumé éditeur

Richard, Zedd et Kahlan croyaient en avoir fini avec les ténèbres. Mais leur victoire sur le tyran Darken Rahl a des conséquences terribles qu’ils ne pouvaient imaginer. Le Voile qui sépare le monde des vivants et le royaume des morts s’est déchiré. Le Gardien des enfers sera bientôt en mesure de le traverser…

Il a déjà réveillé ses serviteurs. Leurs manigances sèment le feu et le sang. Désormais, le danger est partout. Il rôde et nul ne peut lui échapper. Pour Zedd le sorcier, l’unique espoir réside en une certaine pierre, la petite fille qui la porte … et le Sourcier de Vérité.

Richard est face à son destin. Car, s’il refuse d’être un magicien, il n’en subit pas moins les atroces souffrances liées à ce don. S’il n’apprend pas la magie, il mourra. Les Sœurs de la Lumière la lui enseigneront, à condition qu’il se soumette. Or pour rien au monde Richard ne veut revivre le cauchemar d’être esclave. Mais s’il renie son héritage, il condamne l’avenir du monde. Une seule personne détient le pouvoir de faire accepter à Richard ce qu’il abhorre : Kahlan, la Mère Inquisitrice. Pour sauver Richard et son peuple, elle devra tout sacrifier et déclencher une guerre qui emportera tous ceux qu’elle aime.

Malheur à celui qui néglige la Deuxième Leçon du sorcier…

Des gnons et des bisous

Mouais. Le malheur attend surtout celui qui comme moi, a pu croire un instant que le deuxième tome de la série pourrait être un peu mieux que son prédécesseur. En fait, je La_Pierre_des_larmes_L_Epee_de_verite_tome_2_Terry_goodkindcrois que ce qui me gonfle le plus avec ces bouquins, c’est le côté didactique, cette impression permanente de me taper une interminable scène d’exposition pour neuneus dans laquelle rien n’est laissé à l’imagination du lecteur. Les personnages doutent de tel ou tel fait alors qu’on a compris depuis 200 pages que oui, c’est bon, machin est bel et bien un sorcier qui s’ignore ou que tel personnage est vraiment méchant. Alors certes, on peut comprendre que les héros peinent à se convaincre de certaines choses, qu’ils tergiversent et n’aient pas envie de retourner leur veste trop vite, mais au bout d’un moment, on a juste envie de leur ficher des torgnoles. Et encore, je reste fort poli, comme à mon habitude. Richard Cypher, personnage central de cette fière épopée, continue ainsi de m’apparaître comme un insupportable bellâtre dont les tourments intérieurs m’en touchent une sans bouger l’autre. 

Dans ce deuxième tome, on renoue également avec le mélange pénible de violence, de tension sexuelle et de niaiserie crasse que j’espérais cantonné au premier volume. Il semble être au contraire que ce mélange improbable soit bel et bien la marque de fabrique de l’épopée de Terry Goodkind. Je comprends que cela puisse intriguer, voire plaire, mais pour ma part, ce décalage me semble tellement manifeste qu’il me sort systématiquement du texte. Ainsi, quand au détour d’une scène par ailleurs pas mal ficelée, Kahlan débite une énormité, difficile de ne pas céder en soufflant à un sentiment d’incrédulité mêlé de frustration.

Richard Cypher

Richard Cypher…

Malgré cette avalanche de critiques et mots blessants, aussi improbable que cela puisse paraître et même si ça m’arrache la gueule, j’admets quand même avoir apprécié quelques passages de ce roman. Si Richard fait du Richard en étant capable d’être un parfait gentleman tout en payant des putes aux gens qui lui permettraient éventuellement d’arriver à ses fins, l’Inquisitrice Kahlan part de son côté et se retrouve en plein milieu d’une guerre, ce qui donne lieu à quelques scènes réussies avec un semblant de tension et de suspense. Dommage que là encore, les raisons sous-jacentes de ce conflit armé soit assez bancales et manichéennes, avec un gros rassemblement de soudards et de gros bourrins qui soudainement, s’unissent sous une mystérieuse bannière et soumettent toutes les nations du monde. Mouais… Bref, à moins de n’avoir rien d’autre à vous mettre sous la dent en ces temps de confinement, je ne vois pas trop de raisons de vous recommander la lecture de ce deuxième volet de “L’épée de vérité”. Et moi, vais-je abandonner là et m’attaquer enfin aux excellents bouquins qui s’empilent chez moi ou bien vais-je m’entêter dans ma connerie ? Les paris sont ouverts.

 

 

 

 

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